Dans les immeubles que nous suivons, le local à poubelles arrive presque toujours dans les trois premiers motifs de plainte, devant le bruit et le stationnement.
Pourquoi ça dégénère vite
Un local fermé, peu ventilé, avec six à dix conteneurs jamais lavés : l’odeur s’installe dans les parties communes, les insectes suivent, et chacun soupçonne le voisin de mal trier. Le sujet devient relationnel alors qu’il est technique.
Ce que le syndic peut mettre en place
- Un lavage régulier des conteneurs, sortis puis remis en place, sans que les résidents aient à intervenir.
- Un nettoyage du local lui-même, sol et murs, en complément.
- Un rapport daté avec photos avant et après, affichable dans le hall : cela coupe court aux discussions en assemblée.
- Une facture mensuelle unique au nom de la copropriété, imputable aux charges, avec TVA récupérable.
L’ordre de grandeur
Pour une copropriété de vingt-quatre lots avec six conteneurs de 660 litres et un local, à deux passages par mois, on tourne autour de 13 € par lot et par mois. C’est en général moins que ce que la copropriété dépense en produits d’entretien improvisés et en interventions ponctuelles.
Rappelons que l’entretien des conteneurs incombe à celui qui en a la garde : en immeuble, c’est le syndicat des copropriétaires.